Coup d’Etat au Burkina: Que peut-on retenir du premier discours de Paul Henri Damiba

Le chef de la junte, Paul Henri Damiba qui a renversé le président Roch Marc Christian Kabore promet la restauration du territoire comme indicateur de sa feuille de route.

Béret rouge sur la tête et portant un treillis, le Lieutenant-Colonel Paul Henri Damiba justifie son coup par la dégradation de la sécurité.

Selon lui, c’est un devoir imposé à l’armée par la gravité de l’heure : « L’avènement du MPSR a été imposé par le cours des évènements dans notre pays, fragilisé par tant d’évènements et assailli de toutes parts par des groupes armés radicaux. Les indicateurs de mesure de la réalisation de cet agenda demeureront le niveau de restauration de l’intégrité du territoire et la qualité des actions entreprises pour la refondation de notre nation. »

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L’ancien membre de la garde de sécurité de Blaise Compaoré répond aussi à ceux qui pensent que le coup vise à restaurer le pouvoir Compaoré déchu par une révolte en 2014.

Notre engagement, confesse t-il; n’a aucunement pour but de rétablir un ordre quelconque. Il donne les grandes lignes : « Un redressement dans lequel le cultivateur qui n’a rien récolté la saison dernière, ou celui qui a assisté au vol de son bétail ou encore les femmes chefs de ménage qui peinent à nourrir au quotidien leurs enfants seront pris en compte. »

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Il promet l’inclusion dans la gestion et menace les fauteurs de troubles : « je mets en garde tous ceux qui ne seront guidés que par leurs intérêts égoïstes que je serai intraitable face aux actes de trahison des aspirations de notre peuple. »

Paul Henri Damiba annonce aussi la poursuite des dossiers judiciaires en cours comme le procès de Thomas Sankara et s’engage à restaurer l’ordre constitutionnel sans donner d’échéance claire: lorsque les conditions seront réunies selon les échéances que notre peuple aura souverainement définies, je m’engage à un retour à une vie constitutionnelle normale. »